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Partage et Rencontre | |
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Voici
des messages pour les Cahiers d'espérance de la part d'équipes
Partage
et Rencontre, |
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Qui est Jésus
? Qui suis-je ?
Jésus est, pour moi, le Fils de Dieu, la Parole incarnée du Père, chargé de nous dire qui est Dieu, de nous montrer un Dieu-Père dont nous sommes les enfants aimés et créés par Lui pour nous attirer dans son Amour. Grâce à
la parole de Jésus-Christ, ma vie a un sens. Je me reconnais fille d'un Père et sur de chaque être humain. Ces certitudes doivent transparaître dans tous les secteurs de ma vie et la rendre autre ; à la fois engagée dans ma vie de femme et, en même temps, aimantée par cet ailleurs qui me transforme. La prière est la nourriture, avec l'Eucharistie, qui nous aide à nous transformer et à tendre vers le désir d'imiter le Christ et de lui être de plus en plus proche. MM |
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| Construire
la fraternité
Dans le monde où nous vivons, plein de souffrances, de guerres, de cataclysmes naturels, construire la fraternité est indispensable afin que puissent régner plus de paix et de solidarité. Pourquoi la fraternité est-elle si difficile à mettre en uvre ? Il me semble que ce sont nos différences qui sont souvent un obstacle car nous sommes incapables de les accepter et de les reconnaître comme positives. Comme l'écrivait Antoine de Saint-Exupéry "Mes différences ne t'amoindrissent pas, elles t'augmentent". Nous sommes tous différents les uns des autres et chacun de nous est unique pour Dieu. Et dans la mesure où nous nous référons à 'Evangile, nous savons et nous acceptons de croire que nous sommes tous frères. Comme nous voudrions pouvoir l'appliquer dans notre vie. Mais ce n'est pas facile alors il nous arrive de contourner ces différences qui nous effrayent et nous pèsent parce que, consciemment ou non, nous jugeons tout et tout le monde par rapport à nous. Alors, forcément, tout ce qui net pas moi (ce MOI si envahissant) nous le considérons comme inférieur ou sur ta mauvaise voie ou n'être pas digne d'intérêt ! De plus, la peur de l'autre, si hyper-médiatisée, est un levier important pour augmenter le jugement et le rejet. Accepter les différences n'est pas chose facile et demande un sérieux et long travail sur soi. Pas simple d'apprendre l'humilité et de sincèrement se convaincre que l'autre, le différent est mon frère et qu'aimer Dieu c'est aussi aimer ce frère. Si l'amour de Dieu, toujours présent en nous, n'était pas agissant, nous n'y arriverions pas. Mais si nous nous tournons vers Lui et demandons son aide, nous savons et nous croyons que jamais Il ne nous fera défaut. L'autre me dérange, me hérisse, me fait peur ? Alors je me protège en m'arrangeant pour ne pas le voir, en l'ignorant, en me persuadant même qu'il n'a pas besoin de moi. Que faire pour changer mon regard ? Que faire pratiquement ? Est-ce que je vais accepter de dépasser mes peurs, d'aller vers lui le différent, d'essayer de le connaître et petit à petit le comprendre et l'accepter tel qu'il est ? Mes seuls recours sont l'aide des autres par leur exemple et bien sûr la prière. *Et puis il arrive que doucement le Seigneur nous pousse là où nous ne voudrions pas aller, c'est ce qui m'est arrivé Sollicitée pour faire partie d'une aumônerie qui se créait dans un centre de repos et de soins, j'ai accepté volontiers d'y participer. Ne connaissant pas ce centre, j'imaginais qu'il s'agissait d'une maison pour personnes âgées. Pendant les mois de formation, j'apprenais que non seulement les personnes âgées, majoritairement atteintes de la maladie d'Alzheimer y résidaient, mais qu'il y avait aussi des pavillons accueillant des handicapés graves et un pavillon où étaient reçues des personnes handicapées physiques et mentales. A la fin du stage nous devions avoir un entretien individuel avec le médecin-chef de l'établissement et l'aumônier. Il s'agissait de repréciser nos motivations et de nommer le service pour lequel nous nous sentions le plus motivé et apte. J'avais choisi le service auprès des malades en fin de vie, ma formation d'infirmière et ma tendresse pour les personnes âgées me semblaient être une aide. Je signalais cependant au médecin que le seul le service que je ne saurais assumer était celui auprès des malades mentaux. Le jour de l'affectation aux pavillons qui nous étaient attribués, j'apprends que c'est auprès des malades mentaux que j'étais envoyée !... Sur le coup j'ai eu un choc comment réagir ? Et puis j'ai réalisé que je me trouvais à cette place sans avoir rien choisi appelée d'abord à faire partie de l'aumônerie, puis envoyée auprès de ces handicapés particuliers que je craignais, ne les ayant jamais côtoyés auparavant. Alors j'ai brusquement compris qu'un Autre m'y avait envoyée et j'ai accepté. Je ne vous cache pas que les premières semaines ont été très difficiles et angoissantes. Chaque fois, avant d'aller au centre, je priais et demandais l'aide de l'Esprit Saint. Brusquement, un jour, je me suis sentie pleine de bonheur et de sérénité, comme chez moi, auprès de ces personnes devenues des proches. Apprendre à connaître chacun de ces résidents avec son passé, difficile souvent, sa maladie, sa souffrance, sa soif d'affection et aussi toute la richesse de son cur devenait un vrai cadeau. Constater que nous pouvons leur donner un peu de bonheur, les faire sourire et les sentir, eux, aussi proche de nous est une grande récompense. Leur joie de nous voir venir vers eux se traduit par des bisous que nous leur rendons bien volontiers. Joie partagée ! Qui d'eux ou de nous reçoit le plus ? La fraternité se vit sur tant de modes différents. Elle est souvent difficile et toujours exigeante mais, en échange, source de bonheur et surtout découverte sensible de la présence de Dieu en ces personnes abîmées et souvent délaissées. Je tiens aussi à vous dire l'admiration que j'ai pour les personnes de ce service qui s'occupent de ces résidents. Ils et elles font tout ce qu'ils peuvent pour leur rendre la vie la plus agréable possible, jusqu'à confectionner de nouvelles décorations pour chaque saison, en y associant les résidents. MM. |
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CROIRE
en Dieu, qu'est-ce que ça change ?
Un de mes petits fils
(12 ans) m'a demandé un jour : Non seulement, je
crois que Dieu existe mais je suis sûre que Dieu m'aime et c'est
son amour qui change et influence ma vie. Je l'ai reçu à
travers celui de mes parents et de tous ceux qui m'accompagnent dans la
vie. Cette certitude d'être aimée me donne paix et confiance
intérieure. J'ai reçu et
développé des capacités d'écoute et d'empathie. J'ai choisi d'agir dans des associations "neutres", sans orientation religieuse ni politique. Evidemment, cela m'oblige à respecter chacun dans ses convictions, ses choix, ses opinions, ses hésitations ou ses doutes. Cela m'interdit de prêcher la bonne parole. Comment sauront-ils que je leur transmets l'amour de Dieu ? Je laisse cette tâche à l'Esprit Saint. Je pense que le message chrétien ne peut venir qu'après la relation humaine et l'écoute de la souffrance. Il ne sera reçu qu'après une interrogation de la personne elle-même. Evoquer trop rapidement l'espérance et la confiance risque de déclencher la révolte et le rejet ou d'étouffer l'évolution d'une souffrance par une sublimation précoce, trop rapide donc mal enracinée. Cet appel à une attitude de foi épargne aussi à l'accompagnant d'avoir à entendre et supporter l'expression de la détresse, lui évite de se sentir impuissant et désarmé pour la soulager. Ces actions clairement
définies ne sont que le complément plus visible et plus
identifiable de l'amour de Dieu vécu et transmis par les petits
gestes quotidiens, les attentions, les sourires. Mais ça change tout car ça donne un sens a mo vie. P.S. |
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| Signes d'Espérance
Pour notre société Pour notre Eglise Pour nous-mêmes A&A. M. |
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Arnaud
est "différent"
Il est handicapé, physique et mental, à la suite 'un accident de voiture alors qu'il était un bébé. Il a, à présent,
24 ans... a subi de nombreuses opérations... ne parle pas, le centre
du langage ayant été atteint lors de l'accident. Il ne parle pas... mais les amis de Partage et Rencontre qui l'accueillent (cer-tains depuis une vingtaine d'années) ont appris à détecter, à travers ses petits cris, ses fous-rires, ce qui le réjouit (musique, sorties en voiture, le promener dans sa chaise roulante, taper maladroitement dans un ballon, un bon petit goûter) joies toutes simples au fond. Pour les quelques amis de Partage et Rencontre qui, à tour de rôle, l'accueillent, c'est un véritable rayon de soleil. Inutile de vous dire que dans notre réunion d'équipe, il est souvent "présent" car toute l'équipe se réjouit des petits progrès qu'il fait. Nous sommes reconnaissants à ses parents de nous le confier régulièrement. Merci Chantal, merci Patrick. Maryline |
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| Signes d'espérance
pour notre société et pour notre Eglise.
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Signes d'espérance
pour nous-mêmes.
- Nos enfants devenus
adultes à présent , (20 , 23, 25 ans) ont gardé des
valeurs que nous avons essayées de leur transmettre à travers
l'éducation que nous leur avons donnée, même si ce
ne sont pas forcément des valeurs chrétiennes. Brigitte et Denis,
M.Odile et Marc, Anne-Marie et Nicolas, Astrid et Christian, Paul (avril
2004) |
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